Artisanat - Tresser la Paille -  Septfonds transmet un art rural - Acteurs Locaux 82


Artisanat - Tresser la Paille - Septfonds transmet un art rural - Acteurs Locaux 82

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Article N°29217

Artisanat - Tresser la Paille - Septfonds transmet un art rural - Acteurs Locaux 82

À Septfonds, sous les glycines de La Mounière, un art ancestral renaît entre les doigts des passionnés. La Paillole, association dédiée à la préservation du tressage de paille, transmet un savoir-faire qui a fait la renommée du village. Entre précision et tradition, découvrez comment 13 mètres de tresse peuvent donner vie à un chapeau, et comment cet héritage industriel, autrefois source de revenus pour des familles entières, se perpétue aujourd’hui à travers des ateliers accessibles à tous. Une plongée dans l’histoire et l’artisanat, où chaque brin de paille raconte une histoire.

La Paillole de Septfonds transmet un art rural au centre d’art et d’histoire La Mounière.

Une paille, puis deux, puis trois… Tenues dans une main, on les plie d’un côté, puis de l’autre, trois brins ici, deux là. Tresser le ruban semble simple quand on observe Lucienne, qui pratique cet art depuis trente ans.

À La Mounière, espace culturel de Septfonds, des stages ouverts à tous – adultes comme enfants – sont régulièrement organisés. Pour 5 euros et une à deux heures de temps, on y apprend les bases du tressage de paille. Saviez-vous qu’il ne faut pas moins de 13 mètres de tresse pour confectionner un chapeau classique ?

Dès l’arrivée à La Mounière, on s’installe sous les glycines en fleur, accueilli par les membres de La Paillole, une association dédiée à perpétuer l’héritage industriel du chapeau de paille, symbole de la prospérité de Septfonds au siècle dernier.

Ces ateliers offrent un moment de détente, une parenthèse où l’on découvre un geste en apparence simple, mais qui exige de la précision : plier la paille, l’aplatir, la positionner pour créer une tresse plate. Selon l’épaisseur des brins, celle-ci peut mesurer entre 0,5 et 5 centimètres de large, servant aussi bien à fabriquer des chapeaux délicats ou pour le travail des champs que des ceintures larges qui tiennent sans blesser.


Autrefois, le tressage de paille faisait vivre de nombreuses familles jusqu’au milieu du XXe siècle. Payées quelques centimes le mètre, les femmes d’agriculteurs complétaient ainsi les revenus du foyer. Ce travail minutieux, répété sans fin, devenait une habitude, au point que les tresseuses finissaient par l’accomplir les yeux fermés, comme une tricoteuse expérimentée.

Si vous venez à Septfonds, inscrivez-vous aux ateliers et prenez la cadence, une paille d’un côté, une de l’autre. Les doigts s’articulent comme des pas de danseurs classiques, le geste est malhabile, puis plus précis. Les enfants découvrent le travail manuel, les uns aidant les autres ….

Bref, un délicat moment sous les glycines devant l’entrée de la Mounière qui conte et raconte les histoires de Pétronille Cantecor, Dieudonné Costes et Francisco, Pedro et les autres internés du camp des Judes entre 1939 et 1941.

Merci à l’association La Paillole, et au centre d’art et d’histoire La Mounière.

 


Nadine DAUGE - Acteurs Locaux 82

Lien :https://septfonds-la-mouniere.com/

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